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L'UNESCO et le Patrimoine mondial Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
« Contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant, par l’éducation, la science et la culture, la collaboration entre nations, afin d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples. »

Acte constitutif de l’UNESCO, Article 1er

Agence spécialisée de l’ONU (Organisation des Nations Unies), l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO : United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization) est née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en novembre 1945. Afin d’éviter un nouveau conflit mondial, l’UNESCO a pour ambition d’unir les nations (l’organisation compte aujourd’hui 191 Etats membres) autour d’une véritable solidarité morale et intellectuelle entre elles-mêmes et d’instaurer une culture de paix. Elle place la démocratie, les droits de l’homme, la communication et le dialogue interculturel au cœur de ses actions. Celles-ci se déploient dans différents domaines :

  • Education :
    promotion d’une éducation de base pour tous (alphabétisation), contribuer à la formation des enseignants et développer l’enseignement des sciences et des techniques, particulièrement dans les pays défavorisés…
  • Sciences exactes et naturelles :
    promotion de la science, des techniques et des technologies respectueuses du développement durable, développement des programmes de recherche concernant le gestion des ressources naturelles, l’eau, la prévention des catastrophes naturelles et les sources d’énergies renouvelables…
  • Sciences Humaines et sociales :
    promotion des droits de l’Homme, de la lutte contre les discriminations (racisme, xénophobie, intolérance), de la démocratie…
  • Communication et Information :
    promotion de la libre circulation des idées et de la liberté d’expression, favoriser l’accès au savoir et à l’information…
  • http//www.unesco.orgCulture :
    promotion de la diversité culturelle (notamment à travers le patrimoine matériel et immatériel), favoriser le dialogue pour la compréhension entre les cultures et les religions …

 

[…] La dégradation ou la disparition d’un bien culturel et naturel constitue un appauvrissement néfaste du patrimoine de tous les peuples du monde, […] Certains biens du patrimoine culturel et naturel présentent un intérêt exceptionnel qui nécessite leur préservation en tant qu’élément du Patrimoine mondial de l’Humanité toute entière »

Préambule (extraits) de la Convention du Patrimoine mondial

Si l’idée de créer un mouvement à grande échelle en faveur de la sauvegarde de certains sites et monuments date de la Première Guerre mondiale, le véritable déclencheur d’une prise de conscience internationale pour la protection du patrimoine fut la Campagne de Nubie, initiée en 1959-1960 et relayée par l’UNESCO, pour le sauvetage des sites menacés par la construction du barrage d’Assouan en Egypte (temples d’Abou Simbel et de Philae). D’autres opérations de sauvegarde de grande ampleur ont rapidement suivi (Venise, Borobudur). Dès lors, l’UNESCO réfléchit à un projet de traité international concernant le patrimoine culturel. A la même époque, l’UICN (Union Internationale pour la Nature) propose des réflexions similaires concernant la préservation de sites naturels. En novembre 1972, la Convention concernant la Protection du Patrimoine culturel et naturel mondial est adoptée lors de la Conférence générale de l’Unesco. Son objectif est de fédérer la communauté internationale afin qu’elle unisse ses efforts pour protéger les biens d’importance universelle constituant des exemples exceptionnels de la diversité culturelle et de la richesse naturelle.

Le Comité du Patrimoine mondial est créé en 1976. Les premiers sites sont inscrits sur la Liste du Patrimoine mondial en 1978 : parmi eux, la cathédrale d’Aix-la-Chapelle (Allemagne), l’Ile de Gorée (Sénégal), Iles Galápagos (Equateur), Yellowstone (USA)… Aujourd’hui, 812 sites culturels et naturels sont inscrits sur la Liste.

En France, les premiers sites sont inscrits en 1979 dont le Mont Saint-Michel, le palais et le parc de Versailles ou encore la cathédrale de Chartres. En 2006, la France compte trente sites inscrits sur la liste du Patrimoine mondial. Depuis 2003, l’Association BMU ambitionne de faire figurer le Bassin minier du Nord-Pas de Calais sur cette prestigieuse liste et d’en faire reconnaître la valeur universelle et exceptionnelle au même titre que celle accordée aux Pyramides d’Egypte, à la muraille de Chine ou à la statue de la Liberté…

Les sites français inscrits sur la Liste.

 

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