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« Le problème du Bassin minier est d’abord culturel et comportemental. Pour que sa population puisse évoluer et s’adapter au monde actuel, il faut retourner vers son passé, ne pas le rejeter, mais au contraire bien le connaître pour avancer. » Jean-François Caron
La démarche d’inscription du Bassin minier du Nord- Pas de Calais n’est définitivement pas motivée par la recherche d’une contrainte juridique supplémentaire en matière de protection patrimoniale et ne constitue pas non plus, selon l’expression consacrée, « une cerise sur le gâteau ». Elle ne s’inscrit pas davantage dans une logique nostalgique qui appellerait à porter le patrimoine minier au statut de relique. Cette candidature constitue une contribution au renouveau du Bassin minier, un véritable levier tourné vers l’avenir et ce, autour de trois enjeux étroitement imbriqués. Le premier est celui de la reconnaissance de l’héritage minier (patrimoine matériel et immatériel) comme fondement culturel du territoire et de la Région. Par delà, il s’agit également d’aider à la reconnaissance du patrimoine industriel comme patrimoine à part-entière et ce, à une échelle beaucoup plus vaste (nationale et internationale). Le deuxième est celui de contribuer au changement d’image du territoire. Enfin, le troisième enjeu est celui de favoriser la place de la culture et du patrimoine minier et industriel au sein de dynamiques de développement local et régional. La connaissance et la reconnaissance du patrimoine minierL’association Bassin Minier Uni pour la Candidature au Patrimoine Mondial a en charge l’élaboration du dossier technique de candidature. S’appuyant sur les principaux acteurs institutionnels et associatifs du territoire, elle a centralisé et rassemblé depuis 2003 les informations nécessaires à la réalisation du dossier. En fédérant l’ensemble des acteurs concernés et en mobilisant la population autour d’un projet commun, la démarche de candidature contribue au développement de la connaissance de la culture et du patrimoine minier (redécouverte d’éléments patrimoniaux oubliés, inventaires, thématiques diverses, documentation) et ce, de manière transversale. Vers un changement d’imageConsulter la charte Longtemps méprisé et stigmatisé, le Bassin minier souffre aujourd’hui encore d’une image dévalorisée, entre autres, par les conséquences liées à la conjoncture économique et la désindustrialisation. Par une démarche d’inscription sur la Liste du Patrimoine mondial, l’objectif est de battre en brèche les clichés et les stéréotypes fortement ancrés, de donner une image positive et attractive au territoire et de lui forger une nouvelle notoriété. La démarche en elle-même a déjà souligné une prise de conscience de l’héritage minier comme richesse culturelle à part entière et confirme un changement de regard progressif. Ainsi, au cours de l’année 2005, la Charte patrimoniale du Bassin minier a été ratifiée par l’ensemble des Communautés d’Agglomération et de Communes du territoire. Le patrimoine et la culture minière comme outil de développement local
Participer à la transformation de ce qui est longtemps apparu comme handicap en atout est également, aux côtés d’autres acteurs locaux et régionaux, le défi de l’Association BMU. L’exploitation minière fut à la source du développement économique historique du territoire. Aujourd’hui devenus patrimoine, les vestiges de cette activité peuvent également contribuer, même modestement, au développement de nouvelles activités dans le Bassin minier, qu’il s’agisse d’activités touristiques (avec activités induites de type hébergement, restauration) ou de l’implantation d’entreprises nouvellement attirées par le territoire. |
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