| Mode opératoire d'une candidature |
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« La Convention vise à l’identification, la protection, la conservation, la mise en valeur et la transmission aux générations futures du patrimoine culturel et naturel de valeur universelle et exceptionnelle. »
Entre devoir de mémoire et conscience tournée vers l’avenir, la Convention du Patrimoine mondial considère que certains biens culturels et/ou naturels sont porteurs de valeurs telles qu’ils doivent être préservés et transmis aux générations futures. Par la valorisation des héritages légués par nos ancêtres (patrimoine culturel), cette convention n’a pas pour objectif de sanctifier le passé mais bel et bien de contribuer à la connaissance du monde actuel, d’en promouvoir la diversité culturelle et, par delà, de s’orienter vers l’avenir. Tout dossier d’inscription sur la liste du Patrimoine mondial doit apporter la démonstration du caractère universel et exceptionnel du bien qu’il porte à candidature. La valeur universelle exceptionnelle signifie une importance culturelle et/ou naturelle tellement exceptionnelle qu’elle transcende les frontières nationales et qu’elle présente le même caractère inestimable pour les générations actuelles et futures de l’ensemble de l’Humanité. A ce titre, la protection permanente de ce patrimoine est de la plus haute importance pour la communauté internationale toute entière. » Attribuer un caractère universel à un bien signifie que celui-ci est porteur de valeurs communes à l’Humanité toute entière et que chaque homme peut s’identifier et/ou se reconnaître dans le bien. Ceci place résolument tout dossier de candidature dans une perspective mondiale et implique que, dans sa rédaction, il faille se détacher de ce qui serait uniquement significatif à une échelle locale, régionale et/ ou nationale… Sur le plan formel et technique d’un dossier de candidature, il s’agit d’abord de déterminer la catégorie de classement dans laquelle est proposée l’inscription d’un bien. Les Orientations proposent ainsi plusieurs catégories qui répondent à des définitions précises : monuments, ensembles (groupe de constructions), sites (zones plus larges), biens en série, biens mixtes (culturels et naturels), paysage culturel… Il s’agit ensuite d’évaluer à quels critères répond le bien proposé à inscription. Les Orientations en établissent dix, parmi lesquels :
Enfin, la formalisation d’un dossier d’inscription obéit au format contenu dans les Orientations. Destiné aux experts internationaux qui évalueront la candidature, ce dossier permet d’appréhender le bien dans toutes ses dimensions : localisation, description et historique, valeur universelle exceptionnelle, conservation, protection, gestion et pérennisation (à destination des générations futures), documentation… Une démarche de candidature sur la Liste du Patrimoine mondial est un processus qui exige temps et patience… Le montage du dossier, la finalisation de la proposition d’inscription avec les services de l’Etat, sa soumission au Comité du Patrimoine mondial sont autant d’étapes à franchir et la durée moyenne d’instruction d’un dossier se situe entre six et douze ans…. Les raisons de cette « attente » sont multiples. Les nouvelles Orientations (février 2005) témoignent d’une forte préoccupation pour aboutir à une « liste du Patrimoine mondial représentative, équilibrée et crédible ». En effet, il existe actuellement un déséquilibre « Nord-Sud » et il est demandé aux pays les mieux dotés en nombre de sites classés de ralentir la soumission de nouvelles propositions d’inscription afin de faciliter l’examen des propositions venues de pays moins favorisés. De plus, certaines catégories de patrimoine sont davantage représentées que d’autres (par exemple, le patrimoine religieux). Les nouvelles orientations de l'UNESCO Enfin, chaque Etat-partie à la Convention n’a le droit de déposer que deux dossiers par an auprès du Centre du Patrimoine mondial : un dossier de patrimoine culturel et un dossier de patrimoine naturel.En France, il existe de très nombreux prétendants en lice et certains dossiers de patrimoine culturel sont déjà prêts depuis longtemps… Si le contexte actuel peut apparaître quelque peu difficile pour toute candidature française, celle du Bassin minier présente néanmoins quelques atouts sérieux. Il s’agit tout d’abord de patrimoine industriel, jusqu’à présent encore assez peu représenté sur la Liste du Patrimoine mondial et, si la France compte aujourd’hui de nombreux sites classés, elle n’en possède aucun relevant du patrimoine industriel. Gageons que l’appui manifesté par la population (que ce soit à travers les clubs et les ateliers ou par le grand nombre de bulletins de soutien recueilli depuis 2003) et que l’aide et l’implication des acteurs locaux et des partenaires de BMU dans cette candidature soient déterminants dans l’issue positive de la démarche…
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